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ITALIE   3 - 1   ALLEMAGNE

 

1982a.jpg (7519 octets)Date: 11 juillet 1982
Stade: Stade Santiago Bernabeu
Ville: Madrid, Espagne
Spectateurs: 90 000

Buts : Paolo ROSSI (57') ; Marco TARDELLI (69') ; Alessandro ALTOBELLI (81') ; Paul BREITNER (83')

 

Un triomphe italien en grande pompe

Sous un ciel espagnol bleu azur, les deux meilleures équipes dans la Coupe du Monde de la FIFA, Espagne 1982 – l'Italie et la République Fédérale d'Allemagne – se sont disputée une finale que tout le monde attendait et peu parmi les millions de spectateurs de la rencontre ont été déçus. Une deuxième mi-temps maîtrisée par les Italiens leur a permis de soulever leur premier trophée de Coupe du Monde de la FIFA depuis 1938. De leur côté, les Allemands devaient attendre jusqu'à l'Italie 90 pour accomplir leur triplé de champions du monde.

Les deux formations alignent une pléthore de joueurs hors pair : Dino Zoff, Giuseppe Bergomi, Claudio Gentile, Marco Tardelli et un certain Paolo Rossi d'un côté ; Hans-Peter Briegel, Paul Breitner, Bernd Forster, Pierre Littbarski et Karl-Heinz Rummenigge de l'autre. On peut s'attendre à quatre-vingt-dix minutes de football-spectacle.

En place dès le début

Le coup d'envoi est donné par la Squadra Azzurra, qui cherche immédiatement à imposer son rythme. Mais ce sont les Allemands, entraînés par Jupp Derwall, qui se créent la première occasion après deux minutes de jeu. Littbarski s'échappe sur la gauche, donne en avant pour Klaus Fischer, qui lui remet instantanément. L'ailier, connu sous le nom de « Litti », décoche une frappe assez facilement maîtrisée par Zoff, le légendaire gardien italien.

Quelques minutes plus tard, c'est au tour du capitaine allemand Rummenigge de s'illustrer. Dans la surface de réparation, il élimine Bergomi et Antonio Cabrini, mais son tir en pivot passe largement à côté du but défendu par Zoff.

À la cinquième minute, une collision au milieu du terrain entre Wolfgang Dremmler et Francesco Graziani voit le banc italien se lever comme un seul homme. Sur cette charge de l'épaule virile du colosse allemand, Graziani retombe malencontreusement sur l'épaule. M. Arnaldo Coelho, l'arbitre brésilien, fait signe de continuer à jouer. L'Allemagne poursuit son action sur le flanc gauche, alors que sur la ligne médiane, l'avant-centre italien se tord de douleur, le visage grimaçant.

Finalement, Graziani se relève et reprend le jeu, non sans difficultés. Deux minutes plus tard, l'attaquant italien, visiblement diminué, laisse sa place à Alessandro Altobelli. On joue depuis sept minutes.

Dans une impasse1982b.jpg (7003 octets)

Après un début de partie sur les chapeaux de roues, le jeu se calme. Les Allemands essaient à deux reprises de passer par la droite, mais les efforts de Littbarski et de Rummenigge échouent sur une défense italienne menée de main de maître par le jeune Bergomi.

Au cours du quart d'heure suivant, les deux équipes butent l'une sur l'autre, se neutralisant en milieu de terrain sans réussir à porter le danger devant le but adverse. Seul moment chaud : à la 23ème minute, un dégagement raté de Bernd Forster frôle la barre du gardien allemand, Harald « Toni » Schumacher. Sur le corner, la balle flottante de Bruno Conti n'inquiète pas les Blanc et noir.

Quelques instants plus tard, Altobelli déborde sur la gauche, centre dans la surface à destination de Conti, marqué de près par Briegel. Conti s'écroule sous la charge du défenseur allemand et l'arbitre n'hésite pas à indiquer le point de penalty. Les joueurs de la Mannschaft se précipitent vers M. Coelho en protestant, mais l'arbitre ne revient évidemment pas sur sa décision.

Face à face entre Antonio Cabrini et Schumacher : c'est le gardien allemand qui semble le moins nerveux. Cabrini s'élance, frappe, et le ballon file à l'extérieur du montant droit. L'Italie vient de gâcher une occasion de prendre l'avantage.

Dans un match jusqu'ici correct, le premier avertissement revient à Bruno Conti, pour une faute sur Karl-Heinz Forster à la 31ème minute. Ce carton jaune et le penalty manqué sont à peu près les seuls faits marquants d'une première période plutôt décevante.

Les deux équipes devront se montrer plus entreprenantes pour prétendre au titre de champion du monde. La mi-temps donne un quart d'heure au sélectionneur italien Enzo Bearzot et à son homologue allemand Jupp Derwall pour réviser leur tactique en vue des 45 minutes à venir.

Qui est le patron ?1982c.jpg (5273 octets)

La reprise débute par une attaque de Rummenigge et de Manfred Kaltz, qui essaient de mettre du rythme dans la partie en s'infiltrant dans le camp italien. Ce mouvement se termine par un coup franc à moins de 20 mètres du but de Zoff, qui n'est pas inquiété. Progressivement, le milieu de terrain italien impose sa domination. Les hommes de Derwall tentent d'opposer leur force physique à la supériorité technique des Transalpins. Mais il en faut plus pour désarçonner les Azzurri. Partant de l'arrière et procédant en passes courtes et précises, ils font peser une pression croissante sur la défense allemande.

À la 57ème minute, alors que le match devient un peu brouillon, Uli Stielike déstabilise Bruno Conti sur la gauche. Le coup franc qui suit est dégagé par la défense allemande, mais pas assez loin se sa surface. Conti récupère le ballon aux 30 mètres.

Rummenigge crochète l'attaquant italien par derrière, ce que l'arbitre ne manque pas de sanctionner. Pendant que les Allemands protestent, Tardelli joue rapidement le coup franc en direction de Gentile, démarqué sur la droite. Ce dernier centre du bord de la surface. Le ballon échappe à Altobelli, mais pas à Rossi, dont le moment est venu de montrer pourquoi il est considéré comme l'un des meilleurs buteurs italiens de tous les temps. Il est là pile à l'heure pour placer une tête puissante qui propulse le ballon du 1-0 au fond des filets. Une nouvelle fois, les Allemands protestent, demandant un hors-jeu. En vain. L'Italie mène au score.

Les Allemands se livrent1982d.jpg (5859 octets)

L'Allemagne est maintenant obligée d'attaquer pour conserver une chance de victoire. Stielike montre l'exemple, en se portant de plus en plus fréquemment aux avant-postes pour aider ses attaquants. Fischer, Rummenigge et Littbarski mettent tout en œuvre pour trouver des ouvertures aux abords de la surface italienne. Mais la défense transalpine tient bon et réussit à repousser les assauts allemands.

Derwall doit trouver une solution. À la 62ème minute, il décide de renforcer son attaque. Le chemin de l'égalisation passant peut-être par les airs, il fait entrer Horst Hrubesch. Quelques minutes plus tard Kaltz, son complice à Hambourg, lui adresse un de ces centres fuyants dont il a le secret. La tour de contrôle allemande devance Zoff, mais son coup de tête n'est pas placé.

Depuis le but de Rossi, le match s'est emballé. À la 69ème, Scirea part une nouvelle fois de sa propre moitié de terrain à toute allure. Arrivé au niveau de la ligne médiane, il renverse le jeu sur la droite. Altobelli s'empare du ballon et, aux abords de la surface, élimine Briegel d'une belle feinte de corps. Il transmet à Rossi, qui lève la tête et adresse un centre à ras de terre dans la course de Scirea. Le joueur de la Juventus choisit de ne pas tirer. Il talonne pour Rossi, qui a trouvé le temps de se démarquer dans la surface allemande. L'auteur du premier but remet à Scirea, qui sert Tardelli à 17 mètres du but, en position légèrement excentrée. Tardelli tombe, mais réussit quand même à frapper le ballon. Son tir vient se loger dans le coin inférieur droit du but de Schumacher, qui n'était pas sur ses appuis. L'Italie a deux buts d'avance.

L’Italie dans le rythme1982e.jpg (16994 octets)

Ce qui se produit alors est resté gravé à jamais dans la mémoire du football. Tardelli se relève et court en direction de son banc, situé au niveau de la ligne médiane, où l'entraîneur et les remplaçants sont en train de se féliciter. Alors que la foule exulte, le visage de Tardelli à cet instant n'est que pure extase.

Dans la loge présidentielle, on surprend le chef d'État italien Alessandro Pertini, assis à côté du roi d'Espagne Juan Carlos, debout les bras en l'air. Ce deuxième but a un goût d'irréversible.

L'Allemagne a maintenant 20 minutes pour marquer deux fois et décrocher les prolongations. Derwall procède à un nouveau changement. Il joue son va-tout en faisant entrer Hansi Mueller à la place de Rummenigge. Le capitaine allemand n'en peut plus. Le jeu devient de plus en plus haché. Stielike bouscule l'arbitre et s'en sort à moindres frais, avec seulement un carton jaune.

La Mannschaft doit absolument inscrire un but pour revenir dans le match. Mais ses attaques sont de plus en plus décousues et trahissent un sentiment de désillusion. Le double vainqueur de la compétition tente de se remettre en course par des longues balles dans la surface ou par des tirs lointains et hasardeux. Sans succès.

À la 81ème minute, l'Italie tue ce qu'il restait de suspense. Conti part de sa moitié de terrain et se dirige vers le camp adverse. La défense allemande étant placée assez haut, Conti a tout le temps de trouver Altobelli, libre de tout marquage à 11 mètres du but. Schumacher sort, mais l'attaquant italien réussit à glisser la balle hors de portée du gardien allemand. Avec ce troisième but à neuf minutes du coup de sifflet final, l'Italie peut déjà se considérer comme triple vainqueur de la Coupe du Monde de la FIFA.

Le match se termine sur le score de 3-1, Breitner ayant sauvé l'honneur à sept minutes de la fin. La réaction du défenseur chevelu symbolise parfaitement l'humeur dans le camp allemand : aucun signe de joie, aucun sourire, seulement le regard résigné d'un homme conscient de l'échec de son équipe, qui n'a jamais pu remettre en question l'emprise des Italiens sur ce match. L'extraordinaire demi-finale contre la France a-t-elle laissé trop de traces chez les Allemands ? La Squadra Azzurra était-elle simplement trop forte ce soir-là ? Une chose est sûre : en 1982, en Espagne, les qualités techniques des Sud-européens en ont fait des Champions du Monde dignes de ce nom.

 

ITALIE   3 - 2   BRESIL

 

1982f.jpg (18017 octets)Date: 5 Juillet 1982
Stade: Stade Sarria
Ville: Barcelone, Espagne
Spectateurs: 44 000

Buts : Paolo ROSSI (5') ; SOCRATES (12') ; Paolo ROSSI (25') ; FALCAO (68') ; Paolo ROSSI (74')

 

Un beau Brésil s’incline face à la soirée de Rossi

L'Italie d'Enzo Bearzot, poussive en poule, affronte le Brésil de Tele Santana, que beaucoup voit comme la digne héritière de sa superbe aînée de 1970. L'enjeu est une place en demi-finale.Pour la Squadra Azzurra, la victoire est impérative, alors que les Brésiliens, favoris du tournoi, peuvent se contenter d'un résultat nul. Mais un homme, quasiment à lui tout seul, va anéantir les rêves de gloire de Falcao, Socrates, Zico et consorts : Paolo Rossi, revenu de l'enfer, va faire chuter l'ogre auriverde. Renversant !

La renaissance de Paolo Rossi

Après avoir purgé une suspension de deux ans pour une affaire de matches truqués, Paolo Rossi est revenu au football avec délectation, bien décidé à marquer de son empreinte la Coupe du Monde de la FIFA 1982™ qui se déroule en Espagne. Mais l'attaquant de 25 ans a connu des débuts plutôt hésitants dans le tournoi et ses ternes prestations lors des matches de groupes lui valent de violentes attaques de la part de la presse italienne, qui demande sa tête.

Heureusement pour l'Italie, le sage Enzo Bearzot ne tient aucun compte de ce flot de vitriol et maintient Rossi dans son onze de départ pour cette rencontre cruciale. La suite appartient à l'histoire. Rossi va se révéler comme le sauveur de l'Italie lors d'un match véritablement épique.

Les protégés de Tele Santana sont arrivés en Espagne avec l'étiquette de grands favoris du tournoi, pouvant se targuer de compter dans leurs rangs des joueurs de génie comme Cerezo, Zico, Falcao ou Socrates. Ayant triomphé des Argentins, les tenants du titre, sur le score de 3 à 1, il leur suffit d'un nul pour atteindre les demi-finales...

La pression brésilienne, le tranchant italien1982g.jpg (17558 octets)

Les premières minutes offrent un jeu décousu, comme c'est bien souvent le cas dans ces matches où la pression est si grande. Socrates et ses équipiers sont dominateurs, mais la rouerie italienne se fait rapidement jour.

Cinq minutes se sont à peine écoulées que Gabriele Oriali surgit sur le flanc droit et passe la balle à Antonio Cabrini. Le numéro 4 italien voit Rossi qui s'engage vers le point de penalty et lui adresse une merveille de passe, que l'attaquant s'empresse d'envoyer de la tête au fond des filets avec la précision d'un missile télécommandé. Les Européens prennent l'avantage.

Les Sud-américains se ruent alors à l'assaut pour égaliser, ce qui a pour effet de dégarnir sérieusement leur défense, ce dont profitent les hommes de Bearzot pour déployer leur arme favorite, le jeu de contre-attaque. Rossi se transforme alors en pourvoyeur et offre une chance de but à Francesco Graziani, mais celui-ci échoue.

La vengeance de la Seleçao1982h.jpg (4059 octets)

Le gros ratage de Graziani semble tirer les Brésiliens de leur torpeur et ils commencent à se montrer dangereux. Leur première occasion sérieuse survient à la 10ème minute, mais Serginho, le costaud de l'attaque, se mélange les pieds au moment de tirer alors qu'il n'a plus que Dino Zoff à battre. Leandro, une minute plus tard, fait des ravages avec un dribble d'anthologie, mais Zoff démontre une nouvelle fois toute sa classe en sortant à sa rencontre pour écarter le danger.

Mais à peine sept minutes après l'ouverture du score de Rossi, les Brésiliens remettent les points sur les 'i'. Connu pour son tempérament de feu et ses ouvertures millimétrées, le dégingandé Socrates place le cuir entre les jambes de Dino Zoff et remet les deux équipes à égalité.

La forte pression brésilienne va payer après 14 minutes de jeu, lorsque Zico efface superbement deux adversaires avant d'adresser une formidable transversale dans la course de Socrates, lequel, d'un tir rageur, bat Zoff au premier poteau. Les Sud-américains semblent avoir remis les pendules à l'heure...

Pas de quartier, pas de répit

La frustration est maintenant du côté des Italiens, alors que les Auriverdes imposent leur jeu. La défense transalpine se montre parfois fébrile face aux vagues d'assaut répétées et Claudio Gentile est le premier à recevoir un carton jaune, après 13 minutes de jeu, en résultat d'un tacle appuyé sur Zico. La brutalité ne s'arrête pas là et Oscar «sèche» proprement Marco Tardelli, mais la faute du Brésilien, qui est pourtant beaucoup plus grave que celle de Gentile, n'est pas sanctionnée par l'arbitre, Abraham Klein.

L'opportunisme de Rossi

Les Brésiliens campent résolument dans la moitié de terrain italienne et semblent capables de prendre l'avantage. Mais à la 25ème minute, une erreur défensive va ruiner ces espoirs. Valdir Peres transmet le ballon à Leandro, qui relaye pour Cerezo. Bien qu'il ne soit pas menacé, le défenseur envoie une transversale hasardeuse qui passe à proximité de Paolo Rossi, lequel, en véritable prédateur, intercepte avant d'expédier un tir cinglant au fond des filets. L'Italie reprend l'avantage grâce à une nouvelle démonstration de l'opportunisme de Rossi. Les favoris doivent à nouveau entamer une course-poursuite.

Le scénario du premier but se répète, avec les Brésiliens faisant le siège des cages italiennes. Exploits techniques, balles dangereuses, une-deux, ils font appel à tout leur arsenal dans leur quête d'égalisation. Pour la Squadra Azzurra, c'est l'heure de mettre les mains dans le cambouis, à commencer par le capitaine, Dino Zoff, derrière, pour défendre avec vaillance son mince avantage.

Les Brésiliens se voient refuser un penalty qui semblait évident à la 41ème minute. Zico rentre dans la surface où il est retenu par Gentile, qui s'accroche à son maillot avec tant de force qu'il le déchire. Le maestro brésilien se tourne vers l'arbitre et constate avec effarement que l'arbitre israélien fait signe de continuer à jouer.

Une seconde période mémorable1982i.jpg (14123 octets)

La seconde mi-temps va fournir l'un des plus beaux football de toute l'histoire de la Coupe du Monde de la FIFA, joué par des maîtres du jeu au sommet de leur art. De l'émotion à chaque minute, des occasions incessantes de chaque côté. La foule du stade Sarria de Barcelone est au comble de l'extase, alors que le Brésil continue de dominer et que les Italiens sont en embuscade, espérant porter le coup fatal.

Falcao tient une superbe occasion de remettre les équipes à égalité seulement deux minutes après la pause mais son tir croisé est légèrement hors du cadre. Bruno Conti pour l'Italie, Zico et Serginho pour le Brésil ratent ensuite les occasions qui se présentent à eux. Serginho manque sans doute la plus belle en ne réussissant pas à tromper Zoff qui vient à sa rencontre.

Cerezo est lui bien près de réussir, sur une passe de Junior. Mais son tir explosif du droit se fracasse sur le poteau gauche.

Enfin, le Brésil revient à égalité, et de quelle façon ! Falcao, qui avait reçu la balle de Junior sur la droite, feinte la passe à Cerezo, qui sert de leurre. Le joueur de la Roma poursuit sa course vers l'intérieur et expédie un missile dans la lucarne droite du malheureux Zoff. La joie du «Roi de Rome», comme le surnomment les Italiens, prouve la tension qui règne dans cette partie.

Punis par le roi des chasseurs1982j.jpg (6035 octets)

S'étant remis dans le cours du jeu, le Brésil continue de pousser de l'avant à la recherche d'un troisième but, une tactique qui va précipiter sa perte.

L'Italie contre-attaque à la 74ème minute et obtient un corner sur la droite. Le centre de Tardelli est d'abord dégagé à la limite de la surface et lorsqu'il revient dans les six mètres, Peres semble le mieux placé pour le récupérer. Mais c'est l’inévitable Rossi qui surgit de nulle part et inscrit un troisième but choc pour l'Italie. Un coup du chapeau qui réduit au silence ses plus farouches opposants.

Les dés sont jetés !

Avec un but de retard pour la troisième fois et seulement quelques minutes à jouer, les Brésiliens jettent toutes leurs forces dans la bataille. Les Italiens sont derrière et résistent à la pression. Ce pourrait encore être le jour des Sud-américains, mais les hommes de Santana gâchent à nouveau quelques superbes occasions dans les ultimes minutes. Rossi a même l'occasion d'ajouter un quatrième but pour l'Italie sur une contre-attaque mais, pour une fois, sa fabuleuse précision le trahit.

Malgré tous leurs efforts, les Brésiliens ne parviennent pas à égaliser une troisième fois. Zoff ne sera plus battu. L'Italie triomphe des favoris et gagne sa place en demi-finale. Quant à Paolo Rossi, il y gagne sa place au panthéon des footballeurs.

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Paolo Rossi vient de marquer le premier but de la finale RFA-Italie. L'attaquant de la Juventus marque son sixième but et termine meilleur marqueur de la compétition. Une belle revanche pour l'ancien joueur de Pérouse, suspendu pour deux ans en 1980 pour une affaire de match arrangé. A la fin de sa suspension, le 29 avril 1982, il fut immédiatement rappelé en équipe nationale par Enzo Bearzot, malgré son manque de compétition. "Je savais que si je ne le prenais pas, je n'aurais pas de vrai opportuniste dans la surface," expliqua ensuite le technicien italien.
Coup franc tiré par Eder, lors du dernier match de poule du deuxième tour entre le Brésil et l'Italie. Une superbe partie au terme de laquelle l'Italie l'emporte, malgré les buts de Socrates et Falcao. Les Auriverde de Cerezo, Zico, Junior, Socrates et Falcao, annoncés à juste titre comme la relève de l'équipe de 1970, quittent l'Espagne par la petite porte.

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Dino Zoff place sa défense au cours de la finale RFA-Italie. Le portier de la Juventus de Turin, âgé alors de 40 ans, gagne le trophée suprême, l'un des rares qu'il n'avait pas encore remportés. Il reste le joueur le plus âgé à avoir conquis la Coupe du Monde de la FIFA[tm] et détient toujours un record hallucinant, 1142 minutes sans prendre un but avec l'Italie, entre septembre 1972 et juin 1974. Et c'est... Haïti qui met fin à cette série en poule de la Coupe du Monde de la FIFA RFA 1974[tm].
Karlheinz Foerster n'aura laissé filer qu'une seule fois Paolo Rossi (ici à terre), mais cela suffit au buteur italien : 1 à 0 pour l'Italie en finale, devant les 90 000 spectateurs du stade du Santiago Bernabeu de Madrid.

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Le meilleur buteur du tournoi peut lever les bras : Paolo Rossi vient d'ouvrir la brèche dans laquelle la Squadra Azzurra va s'engouffrer, pour l'emporter nettement (3-1). Marco Tardelli fou de joie à la fin de la finale contre la RFA. Le milieu de terrain de la Juventus de Turin est l'un des leader de l'équipe. Lui qui a débuté chez les Bianconeri en 1975 a tout gagné avec son club, du Scudetto à la Coppa, en passant par les trois Coupes d'Europe de l'époque. En remportant cette Coupe du Monde de la FIFA, il clot un palmarès extraordinaire auquel ne manque que le Championnat d'Europe des Nations.