GABRIELE   BATISTUTA

 

Né le : 01 02 1969batistuta.jpg (12963 octets)

Taille : 1m85

Poids : 73 kgs

Place : Attaquant

Clubs : Newell's Old Boys, River Plate, Boca Juniors, Fiorentina, AS Roma, Inter, Al Arabi (jusqu'en 2004)

A joué pour Santa F., Newell's Old Boys (89-89), puis River Plate, Boca Juniors et la Fiorentina de 91à l'an 2000. A aidé l'Argentine à triompher en Copa America en 91 et 93.

Batigol-Fiorentina-Piacenza.jpg (25109 octets)comme de nombreux joueurs, la carrière de Batistuta n'a pas eu des débuts faciles. En arrivant à Florence, comme à River et Boca, les choses furent plutot difficiles : un autre pays, des coutumes différentes, un langage different, des différents avec ses co-équipiers. Il avait également besoin d'un co-équipier qui lui ferait de bonnes passes pour qu'il puisse montrer ce dont il est capable. Sa force de caractère, son ouverture d'esprit et sa sincérité l'ont aidé à surmonter chaque obstacle. Bati commença à marquer et ses buts étaient essentiels pour son équipe. Au même moment, la population de Florence commença peu à peu à ouvrir son coeur à ce jeune homme aux longs cheveux blonds, aux pieds magiques et au caractère si agréable.bati3.jpg (19598 octets)

Le mythe de Batigoal était né et gagnait en puissance. Cependant, la Fiorentina finit douzième du championnat, puis l'année suivante fut reléguée en Serie B. Batistuta prit les commandes de l'équipe. Son dévouement, son amour pour la cité l'ont aidé à ramener la Fiorentina en Serie A.

De retour en série A, Bati établit un nouveau record de buts. Ce fut aussi l'année de "la bandierina" (le drapeau de corner). Un moyen inoubliagle de célébrer ses buts, et une image de Batistuta qui restera pour toujours dans nos mémoires. Cette anné", il gagna le titre de meilleur buteur avec 26 buts.

La saison 97-98 le verra marquer son centième but en Seria A, une autre importante étape dans la carrière de Bati.

le 7 février, lors d'un match contre Milan, Batistuta souffrit de la plus grave blessure de sa carrière. Qui le tint éloigné des terrains pendant plus d'un mois.

"Le football a beaucoup changé au fil des années. Je continue de jouer et j'ai du plaisir à le faire, et ce qui est plus important, j'aide mon équipe à progresser."bati2.jpg (15453 octets)

"J'aime aller à la pêche et à la chasse, ce sont mes passe-temps favoris. J'aime beaucoup piloter des avions, mais je le vois plus comme quelque chose qui me sera très utile dans le futur, cela m'aidera à racourcir les distances en Argentine. J'aime aussi le kart et jouer au tennis."bati5.jpg (29721 octets)

 

 

 

 

Batistuta, les adieux discrets

Fatigué de faire trembler les filets, de battre des records et de voir sa tête en première page de tous les journaux sportifs, l'Argentin Gabriel Batistuta a décidé de raccrocher les crampons dans la quiétude du Qatar. Le meilleur réalisateur de l'histoire des Albicelestes a toutefois accepté d'accorder quelques instants de sa tranquillité à FIFA.com. Voici les réussites, les sensations, le passé et l'avenir d'un sportif qui, depuis l'anonymat, a atteint les sommets dans un pays où le foot est religion.

Détendu, cet homme de 36 ans possède une facette que le grand public ne lui connaît pas. Pilote d'avion, plongeur chevronné et amateur de golf, l'ancien artilleur assure que les terrains ne lui manquent pas. Il reconnaît toutefois qu'il aurait bien aimé faire ses adieux à l'occasion du Tournoi Olympique de football. C'est que Batigol est un perfectionniste : "Je n'ai jamais été heureux quand je jouais. J'ai toujours voulu quelque chose en plus".

FIFA.com : Cela fait maintenant deux mois que vous avez pris votre retraite. Comment vous sentez-vous ?
Gabriel Oumar Batistuta:
Tout va pour le mieux. Ça faisait un moment que je m'étais préparé à arrêter le football et, franchement, ça se passe sans problème. Je profite de choses pour lesquelles je n'avais pas le temps avant. Je n'ai pas pris cette décision sur un coup de tête. Ça faisait un moment qu'elle mûrissait.

On a dit beaucoup de choses à ce sujet. Quelle est la raison exacte de votre arrêt ?
Je souffrais de problèmes physiques, particulièrement au niveau des chevilles. A un moment donné, tout cela est devenu un trop gros sacrifice. Ça commençait à me fatiguer, alors j'ai décidé de mettre un point final.

Estimez-vous judicieux d'avoir joué vos dernières saisons au Qatar ?
Moi et ma famille sommes très contents de cette expérience. Je n'avais jamais été dans ce pays, sauf une fois, pour m'assurer qu'il y avait de bonnes écoles pour mes enfants. Quand j'ai pu me rendre compte que l'éducation était de grande qualité, alors je n'ai plus douté. Je me suis retrouvé au sein d'une culture très différente de celle que j'avais connue auparavant. Mais je suis comme ça : ça me passionne de connaître toujours de nouvelles choses.
 
Peut-on dire que vous en aviez assez d'être surexposé ?
C'est vrai que j'étais un peu fatigué du professionnalisme extrême. Il y a des gens qui aiment être tout le temps sous le feu des projecteurs, mais ce n'est pas mon cas. J'ai toujours joué au foot pour le simple fait de jouer et pour gagner ma vie, pour me surpasser de jour en jour. Je n'ai pas fait ça pour être célèbre, ça c'est sûr.

Quels sont vos projets pour l'avenir ?
Je suis en train de suivre les formations d'entraîneur prodiguées par la fédération argentine, j'étudie beaucoup. Ce qui m'intéresse surtout, c'est de savoir ce que l'on enseigne aux entraîneurs, pas forcément pour l'appliquer. Ou au moins pas pour le moment, dans un avenir immédiat. Pour l'heure, j'aimerais entrer dans les sphères dirigeantes d'un club ou d'une société.

Faut-il en déduire qu'une fois votre diplôme en poche, vous aimeriez diriger la sélection argentine ?
Ecoutez: si demain on m'appelait pour prendre les rênes de la sélection sur le champ, eh bien je le ferais. Seulement parce qu'il s'agirait d'une occasion comme on n'en a qu'une dans la vie. De toute façon, je ne vois pas comment ça pourrait arriver (rires). Non sérieusement, pourquoi pas ? Mais vous pouvez être sûr d'une chose : s'ils m'appellent, ils vont me faire douter.

Vous avez dit un jour que vous n'étiez pas un passionné de football. Cela peut sembler un peu paradoxal, non ?
C'est comme ça, je n'ai pas besoin de ça pour vivre. J'aime beaucoup étudier et lire. Tenez par exemple : je pilote des avions, mais je ne vais pas mourir si je ne peux pas voler pendant quelques temps. Et c'est la même chose avec les autres activités. Je suis un plongeur presque professionnel… Moi, je prends plaisir à intégrer de nouvelles connaissances. Je n'aime pas discuter de football car je considère qu'il n'existe pas de vérité absolue. Ce n'est ni tout blanc, ni tout noir : il y a aussi plusieurs nuances de gris.

Vous avez quitté l'Argentine en 1992. Le pays vous manque ?
Toujours ! Là-bas, j'ai mes parents, mes amis, mes proches. Mais heureusement, je me suis toujours adapté aux endroits où j'ai dû vivre. Je n'ai pas eu de mal à me faire des amis, même si, je le répète, mon pays me manque.
 
Il y a peu, vous avez déclaré que votre carrière était une victoire personnelle contre ceux qui n'avaient pas cru en vous… Pouvez-vous développer ?
Le fait est que je n'ai jamais joué pour les autres. Partout où je suis allé, j'ai donné mon maximum pour le supporter qui se voyait à travers moi, celui qui était au stade. J'ai toujours joué par les gens, que ce soit à la Roma, à la Fiorentina ou en sélection. C'était ma raison d'être, mon objectif. J'ai toujours travaillé pour me dépasser, pour me prouver que je pouvais faire partie des meilleurs le plus longtemps possible. Ce que pensaient les autres, ce n'est pas que je m'en fichais un peu… je m'en fichais complètement !

Vous avez marqué des buts en tous genres. Quel est celui dont vous vous souvenez le mieux ?
Question difficile. Il y en a beaucoup, je ne pourrais pas en citer un en particulier. Derrière chaque but, il y a quelque chose que les gens ignorent. Certains buts n'ont peut-être pas été très esthétiques, mais ils sont peut-être arrivés après une blessure ou quelque chose de particulier. J'en garderai plusieurs, surtout ceux marqués en sélection, que je considère comme les plus beaux.

Avec quel coéquipier vous êtes-vous le mieux entendu sur le terrain ?
Ouf ! J'ai eu la chance de jouer avec de très grands joueurs : Rui Costa, Francesco Totti et bien d'autres encore ! Mais il y en un avec qui il s'est passé quelque chose de particulier, même si on n'a pas souvent joué ensemble, c'est bien Abel Balbo. On se trouvait les yeux fermés. Et il y en a d'autres, comme par exemple Claudio Caniggia ou Diego Maradona.

Avez-vous souffert de ne pas avoir pu faire vos adieux à la sélection au Tournoi Olympique d'Athènes 2004 ?
Ça fait partie du passé maintenant, je ne suis pas du genre à regarder le passé. Mais oui, je ne peux pas nier que j'aurais bien aimé participer à l'un de ces tournois. J'ai toujours admiré les sportifs qui, dans des pays comme le nôtre, ne bénéficient pas d'un grand soutien et qui doivent faire beaucoup de sacrifices pour pouvoir voyager. Il ne faut pas oublier que la plupart d'entre eux tombent pratiquement dans l'oubli pendant quatre ans, qu'ils voyagent pour l'amour du sport. C'est sûr que j'aurais bien aimé partager cette expérience avec eux.

Que vont entendre vos enfants quand on leur parlera de leur père dans quelques années ?
Je ne sais pas ! (rires) Pourvu qu'on dise que j'ai été un type bien et un grand professionnel, que j'ai tout donné partout où je suis passé. Les records passent au second plan par rapport à ça. Après tout, ils sont la conséquence de ma soif de m'améliorer. Le plus important à la fin de sa carrière, c'est de réaliser qu'on peut regarder les autres dans les yeux. C'est mon cas, c'est sûr.

Aujourd'hui, vous vous consacrez au golf. J'imagine que si vous faites 10 % de ce que vous avez fait en foot, vous serez content...
Je joue pas mal oui, mais pas autant que je le voudrais. Le football, c'est fini pour moi, mais le golf, je pourrai y jouer et me faire plaisir jusqu'à 70 ans. C'est ça la grande différence : quand j'étais footballeur, je n'ai jamais pu m'amuser complètement. Je n'étais jamais content… Si je mettais deux buts, je voulais en mettre trois. J'en voulais toujours davantage. Maintenant que j'ai pris ma retraite, j'analyse ma carrière et je suis satisfait. Mais je n'ai pas pu le faire pendant.

 

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